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L’eau minérale n’est pas une eau comme les autres

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février 19, 2013 par Stephanie

Il est vrai que les minéraux contenus dans l’eau sont particulièrement bien absorbés par notre corps. Par exemple le magnésium contenu dans l’eau est absorbé 30% de plus que celui contenu dans les aliments solides.

eau minérale mais pas eau potableMais les eaux minérales ne sont pas tenues de respecter les normes de potabilité contrairement aux eaux de source ou à l’eau du robinet. Elles peuvent donc être très déséquilibrées en minéraux (teneur excessive en sodium, fluor, sulfates…) et nocives si leur consommation est régulière.

Au départ, il s’agissait d’eaux thérapeutiques, consommées en cure thermale et elles étaient vendues en pharmacies jusqu’aux années 50. Aujourd’hui les supermarchés vendent dans le même rayon eaux minérales, eaux de source et sodas…

Les teneurs en minéraux à surveiller :

Les recommandations alimentaires sont de 5g de sel par jour au maximum donc les eaux très riches en sodium sont à éviter.

Les eaux minérales très riches en sulfates ont un effet laxatif, ce qui peut provoquer des diarrhées mais surtout elles facilitent l’élimination du calcium. Donc il est inutile de choisir une eau riche en calcium si elle est aussi chargée en sulfates.

Teneurs maximales accordées :

Minéraux Eau potable
Eau de source
Eau minérale
Sodium 200 mg/l pas de limite légale, jusqu’à 1700 mg/l
Sulfates 250 mg/l pas de limite légale, jusqu’à 1530 mg/l
Fluor 1,5 mg/l 5 mg/l
Chlorures 250 mg/l pas de limite légale, jusqu’à 320 mg/l
Nitrates 50 mg/l 10 mg/l
Les minéraux bénéfiques :

La teneur en bicarbonates d’une eau minérale a un grand intérêt.

Notre alimentation actuelle en protéines animales augmente et cela acidifie notre organisme. Les éléments alcalins fournis par les fruits et les légumes ne suffisent plus à garder l’équilibre acide-base et nous subissons une acidose chronique. Cet état favorise l’ostéoporose et la fonte des muscles.

Les bicarbonates sont alcalinisants donc une eau minérale riche en bicarbonates aide à garder l’équilibre acide-base. Pour que la teneur en bicarbonates soit significative elle doit dépasser les 1000 mg/l.

La teneur en magnésium (au moins 80 mg/l) pour lutter contre le stress et la fatigue ainsi que la teneur en calcium (au moins 200 mg/l) pour les personnes âgées et/ou en carence sont aussi des critères dans le choix d’une eau minérale.

Du tri dans le rayon des eaux minérales de la grande consommation :

Aucun intérêt dans Volvic, Luchon ou Mont Roucous qui sont très peu minéralisées, au prix d’une bouteille d’eau minérale il est plus judicieux de boire l’eau du robinet qui, autre avantage, ne pollue pas.

Attention, beaucoup de sulfates dans Contrex, Hepar, San Pellegrino (très acidifiante) et Courmayeur (très acidifiante); trop de sodium dans Saint-Yorre (et record de la teneur en fluor), Vichy et Rozana; trop de fluor dans Quezac mais elle est alcalinisante et riche en magnésium et calcium. Ces eaux minérales sont à consommer avec modération.

Par contre Evian et Thonon sont équilibrées et alcalinisante , Vittel est riche en calcium. Si vous avez envie de gouter une eau minérale, c’est parmi celles ci qu’il vaut mieux choisir.

Pour les eaux minérales gazeuses, Perrier, Badoit et La Salvetat sont les plus équilibrées et intéressantes par leur teneur élevée en bicarbonates et raisonnable en sodium.

Mauvaise note pour l’environnement :

Soyons clair, cet article a pour objectif d’aider au choix d’une eau minérale mais pas d’en faire la publicité.

Le commerce de l’eau en bouteille, minérale ou de source, engendre une grande pollution. Le recyclage des bouteilles en plastique ne peut pas la compenser.

Quelques pays, du nord essentiellement, sont revenus aux bouteilles en verre et au système de la consigne et j’y suis favorable, même si ça ne résout pas la question du transport. Je pense que c’est plus responsable en terme de consommation et comme industrie.

Pour choisir entre eau du robinet et eau en bouteille en connaissance de cause : http://coccinelle-et-coquelicot.com/lalimentation/quelle-eau-boire/


5 commentaires »

  1. Ngoc Trinh dit :

    Je n’aime pas l’eau ….et oui ça existe…..et je ne suis pas la seule…..quand j’ai vraiment très soif je bois de l’eau Mont Roucous, je trouve que c’est la seule qui me convienne au niveau du goût, je me pose donc la question: celà pose-il un problème au niveau de la santé de ne pas boire un litre et demi d’eau tous les jours?
    Je crois avoir lu quelque part qu’on en revient?

    • Stephanie dit :

      L’eau est un élément essentiel de notre corps, il a besoin en moyenne de 2.5l d’eau par jour, entre 1l et 1.5l en boisson (de l’eau c’est mieux) et le reste par l’alimentation (essentiellement l’eau des fruits et des légumes). Il est mieux de boire tout au long de la journée, entre et pendant les repas, sans attendre d’avoir soif car c’est le premier symptôme de déshydratation.
      Une bonne hydratation prévient les calculs rénaux et les infections urinaires par exemple.
      Il faut adapter sa consommation en fonction de son activité physique et du climat bien sûr.
      Alors oui, il va falloir continuer à boire le plus possible et le choix de Mont Roucous n’est pas mauvais, cette eau est minéralement neutre.

  2. Maurice dit :

    Vive les eaux de source et de montagne, exellent pour la sante!

  3. Vincent dit :

    Bonjour, je vois que vous êtes victime comme beaucoup de désinformation concernant l’eau minéral.

    Les minéraux contenue dans ces eaux sont uniquement assimilable par les plantes, et ces plantes les rendent assimilable a l’homme, donc aucune utilité de boire de l’eau minéralisé.

    Sinon ça voudrait dire que l’être humain pourrait ce nourrir de pierre, ce qui n’est pas le cas vous pouvez en convenir 😉

    L’eau est plus importante pour ce qu’elle emporte que par ce qu’elle apporte.

  4. Balaitous dit :

    Bonjour ,

    En fait, en matière d’absorption de distribution et d’excrétion les choses sont plus complexes que ce qui est dit plus haut…

    Lors d’une étude réalisée chez sept volontaires, on a trouvé qu’une proportion d’au moins 30 % environ d’une dose de 13,9 g de sulfate de magnésium heptahydraté radioactif administrée par voie orale était récupérée dans les urines dans les 24 heures. Lors d’une étude semblable, au cours de laquelle cinq hommes en santé absorbèrent 18,1 g de sulfate de sodium décahydraté, la dose était récupérée à 43,5 % dans les urines dans les 24 heures. La dose alimentaire de sulfates de calcium ou de magnésium administrée à des rats mâles adultes Wistar était absorbée à 73 % environ, mais la quantité ingérée, la nature du contre-anion et la présence de certaines composantes alimentaires influent sur l’absorption des sulfates. Les faibles doses sont généralement bien absorbées; cependant, quand la dose augmente (comme, par exemple, pour provoquer une purgation), la capacité d’absorption est probablement dépassée et une bonne partie de la dose est excrétée dans les selles.

    La teneur sérique en sulfates va chez l’humain de 1,4 à 4,8 mg/100 mL, la moyenne étant environ de 3,1 mg/100 mL. Les sulfates sont présents dans tous les tissus organiques; les concentrations les plus élevées se rencontrent dans les tissus conjonctifs, sous forme de chondroïtine-sulfate,et dans les régions qui participent activement au métabolisme de la formation des os et des dents. On a fait l’hypothèse de la participation de polysaccharides protéiques sulfatés dans la régulation du développement des os.

    Les excédents de sulfate sanguin sont rapidement éliminés par excrétion dans les urines, mais une partie peut être excrétée dans la bile et le fluide pancréatique; par ailleurs, il peut se produire une certaine réabsorption dans le tube urinifère proximal, en particulier quand les quantités de sulfates ingérées sont assez grandes pour saturer les sites de réabsorption tubulaire. Chez l’humain, environ 800 mg de soufre élémentaire sont éliminés chaque jour dans les urines, en comparaison de 140 mg dans les selles. À peu près 85 % du soufre urinaire consiste en sulfates inorganiques et un autre 10 % en sulfates organiques : le reste est excrété sous forme de sulfates d’alkyles conjugués. Chez l’humain, l’excrétion des sulfates se fait habituellement à raison de 0,20 à 0,25 mmol/kg p.c./j, mais la vitesse d’excrétion est beaucoup plus rapide par rapport au poids chez les enfants.
    Effets nocifs

    L’ion sulfate est l’un des anions les moins toxiques. La dose létale chez l’humain est de 45 g sous forme de sulfate de potassium ou de zinc. La dose létale minimale de sulfate de magnésium signalée chez des mammifères est 200 mg/kg.

    Les doses de sulfates de 1 000 à 2 000 mg (de 14 à 29 mg/kg p.c.) ont, chez l’humain, un effet cathartique entraînant la purgation du tube digestif.L’eau ayant une concentration de sulfate de magnésium de 1 000 mg/L a un effet purgatif chez l’humain normal, mais les concentrations inférieures sont apparemment sans danger physiologique pour la population en général. On a signalé que l’humain peut, avec le temps, s’adapter à des concentrations plus élevées. On a aussi signalé que la déshydratation est un effet secondaire fréquent de l’ingestion de grandes quantités de sulfate de magnésium ou de sodium.

    Lors d’études à court terme (28 jours), des porcelets fraîchement sevrés consommant de l’eau potable ayant une teneur en sulfates de 3 000 mg/L ne présentaient aucun effet nocif sinon une diarrhée. Le bétail peut tolérer une eau potable dont la concentration de sulfate de sodium atteint 2 610 ppm (l’équivalent de 527 mg/kg p.c./j) pendant des périodes allant jusqu’à 90 jours sans signes de toxicité si ce n’est des changements des niveaux de méthémoglobine et de sulfhémoglobine. Cependant, 69 veaux d’un an sur 200, dont 22 moururent par la suite, furent atteint de polioencéphalomalacie après ingestion d’un supplément protéique contenant 1,5 % de sulfates organiques et de l’eau potable ayant une teneur en sulfates de 1 814 ppm.

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